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Sporting - Olympique de Marseille (C1/4e journée) : Une animation défaillante : et si l'OM s'inspirait du… PSG ?
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Publié 12/10/2022 à 00:24 GMT+2
LIGUE DES CHAMPIONS – Malgré le large succès face au Sporting (4-1) la semaine passée, l'OM connaît encore des difficultés pour mettre en place son jeu offensif. La gestion de l'effectif explique en partie un problème dont la résolution peut éventuellement passer par une évolution du système. Dans cette optique, l'OM aurait certaines des raisons de s'inspirer du PSG.
Alexis Sanchez et Dimitri Payet (OM) contre Clermont
Crédit: Getty Images
Il semblait pourtant y avoir du mieux. L'OM avait haussé le rythme en attaque en inscrivant trois buts à Angers (0-3) il y a dix jours, puis quatre contre le Sporting (4-1) la semaine passée. La défaite subie au Vélodrome contre Ajaccio (1-2) le week-end dernier a largement calmé l'euphorie. Entre deux matches importants de Ligue des champions, la thèse de l'accident tient la route. Normalement. Mais la prestation insipide des Marseillais dans l'animation offensive face aux Corses serait plutôt de nature à confirmer une tendance tracée depuis le début de la saison.
Ce ne sont pas tant les statistiques qui ont de quoi inquiéter du côté de la Canebière. L'OM tourne quasiment à une moyenne de deux buts par match cette saison, toutes compétitions confondues. Un chiffre plutôt flatteur. En championnat, Marseille a inscrit 20 buts en 10 matches avec une moyenne de 1,57 but attendu par rencontre. Les hommes d'Igor Tudor ont ainsi fait preuve d'un certain réalisme par rapport à la qualité de leurs occasions en Ligue 1. Une efficacité bienvenue. Mais elle traduit aussi la marge de progression très nette des Marseillais dans l'animation offensive.
La créativité au centre du problème
Le phénomène est quasiment visible à l'œil nu. Porter le jeu dans le camp adverse n'est pas un problème pour l'OM. Mais l'équipe de Tudor est à la peine au moment de faire la différence sur des attaques placées. La créativité est au centre du problème, notamment par la passe. Marseille totalise ainsi moins de 10 buts attendus sur une passe décisive en L1 depuis le début de la saison. Sept équipes font mieux dans le championnat. Si l'OM semble clairement perfectible dans ce domaine, c'est surtout parce qu'il est mieux armé en profils créatifs que la très grande majorité des formations de l'élite.
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"Sanchez est celui qui peut permettre à l'OM de se transcender"
Video credit: Eurosport
Cela peut éventuellement s'expliquer par des paramètres collectifs. Marseille a attaqué la saison avec un nouvel entraîneur et une philosophie de jeu totalement différente de celle du dernier exercice, avec Jorge Sampaoli. L'adaptation au style de Tudor est un processus encore en cours. Mais cela ne justifie pas totalement le niveau de performance insuffisant de la plupart des éléments offensifs marseillais. A l'exception d'Alexis Sanchez, aucun d'entre eux ne parvient à exploiter vraiment ses qualités sous la direction du technicien croate.
Trop de turn-over tue le turn-over
Le plan de jeu de Tudor y est peut-être pour quelque chose. Sur le papier, son 3-4-2-1 peut pourtant mettre certains joueurs marseillais en valeur, avec deux joueurs offensifs pour attaquer les demi-espaces en soutien d'une pointe. Dimitri Payet, Gerson, Amine Harit ou Cengiz Ünder ont les qualités pour briller dans cette configuration. Mais ils peinent tous, à des degrés divers, pour se positionner et influer pleinement sur le jeu d'attaque dans ce système. Un impact limité qui explique en partie pourquoi le danger vient essentiellement des pistons à l'OM. Alors qu'il devrait venir de partout.
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"Si l’OM est sur le dos du PSG après la Coupe du monde, il aura peut-être un coup à jouer"
Video credit: Eurosport
La gestion d'effectif de Tudor est aussi en question. Le Croate procède à une rotation beaucoup plus importante en attaque que dans les autres secteurs du jeu. Et particulièrement sur les deux postes en soutien de la pointe. Le temps de jeu est relativement bien réparti entre Gerson (523 toutes compétitions confondues), Ünder (464 minutes), Payet (387 minutes) et Harit (333 minutes). Tudor change régulièrement de duo d'un match à l'autre. Un turn-over nécessaire pour ménager les égos et la fraîcheur physique. Mais peut-être excessif. Il ne permet à aucun de ces quatre joueurs d'enchaîner les matches pour trouver son rythme et être à son plus haut niveau de performance.
Paris, l'exemple à suivre ?
C'est le cas inverse du PSG. Où le turn-over de Christophe Galtier est beaucoup plus limité. Cela implique des conséquences négatives. Titularisés samedi à Reims (0-0), les habituels réservistes du PSG étaient clairement à court de rythme. Tout l'inverse des titulaires du trio d'attaque, Kylian Mbappé et Leo Messi, qui se taillent la part du lion sur le temps de jeu et affichent un état de forme rayonnant depuis le début de la saison. Définir les titulaires de son secteur offensif et s'y tenir, quitte à réduire les minutes des autres, serait un moyen pour Tudor d'avoir ses meilleurs éléments au sommet de leur forme.
Sur la question du système, Marseille a aussi des raisons de s'inspirer du PSG. Un passage au 3-4-1-2 peut bonifier l'animation offensive marseillaise. Avec un vrai meneur capable de décrocher pour avoir le jeu devant lui, comme savent le faire Payet et Gerson. Avec une attaque à deux pointes qui donnerait encore davantage de liberté à Alexis Sanchez, et la perspective de trouver un appui non négligeable à ses côtés. Comme Bamba Dieng, dont le profil fait parfois cruellement défaut à l'OM. La perspective d'aligner Harit ou Ünder en attaquant de rupture a aussi du sens dans cette configuration, proche de celle du PSG avec le trio Messi-Neymar-Mbappé. Ce ne sont évidemment pas les mêmes joueurs. Mais le schéma, lui, a des vertus pour remédier aux maux offensifs de l'OM.
(Statistiques : fbref.com)
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